Comprendre le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)

Découvrez ici les principes, acteurs et avantages du dispositif, pierre angulaire de la politique énergétique française.

Le dispositif CEE : un levier national pour l’efficacité énergétique

Créé par la loi POPE du 13 juillet 2005, le dispositif des CEE repose sur un principe simple : inciter financièrement à la réduction durable des consommations d’énergie. Tous les secteurs sont concernés : résidentiel, tertiaire, industrie, agriculture et transport.

Le système repose sur une logique de marché réglementé : chaque opération d’économie d’énergie réalisée donne droit à un volume de certificats exprimé en kWh cumac, c’est-à-dire l’énergie économisée cumulée et actualisée sur la durée de vie de l’équipement concerné.

Les CEE peuvent ensuite être échangés, vendus ou utilisés pour atteindre les obligations fixées par l’État.

Le calcul des CEE : le principe du kWh cumac

Un Certificat d’Économie d’Énergie correspond à 1 kilowattheure cumac (cumulé et actualisé). Ce calcul prend en compte :

  • les économies d’énergie générées sur la durée de vie de l’équipement,
  • et une actualisation en fonction de la consommation de référence.

Deux types de certificats coexistent :

  • les CEE classiques, pour toutes les actions éligibles,
  • les CEE précarités, spécifiquement destinés aux ménages en situation de précarité énergétique.

Gouvernance et contrôle du dispositif

Le pilotage du système repose sur trois niveaux :

  • L’État, qui définit les orientations de la politique énergétique et les volumes d’obligations.
  • Le PNCEE (Pôle National des Certificats d’Économies d’Énergie), qui instruit et valide les dossiers de demande.
  • Le registre national EMMY, qui enregistre les certificats délivrés et assure la traçabilité des échanges entre acteurs.

Cette architecture garantit la transparence, la conformité et la fiabilité du dispositif sur l’ensemble du territoire.